Mon grand bilan – ce que cette année m’a vraiment appris (et comment je choisis d’avancer)
Cette année, j’ai voulu faire un vrai bilan. Pas celui qu’on coche, pas celui qui collectionne “les réussites” comme des trophées, mais un bilan qui respire et qui raconte ce qui a vibré, ce qui a pesé, ce qui a été vivant, parfois brouillon, parfois magnifique. Parce qu’entreprendre, ce n’est pas avancer en ligne droite, c’est expérimenter, tomber un peu, se relever, changer d’avis, se faire confiance, puis douter à nouveau. C’est accepter que tout ne soit pas réglé, que tout ne soit pas parfait, et que ça avance quand même.
Alors j’ai pris mes notes, j’ai ouvert mes tableaux comptables. J’ai posé des questions. Celles qui grattent, celles qui éclairent, celles qui obligent à regarder honnêtement ce qui est là. Cette année a été faite de rendez-vous, de messages vocaux, d’échanges profonds, de nuits parfois trop courtes, de soupirs de fatigue, d’élans de joie, de moments de doute et d’autres où j’ai senti très fort : oui, c’est là que je dois être.
2025 a aussi eu deux visages. Il y a eu moi, l’entrepreneuse, et moi à la boutique Tandem — derrière le comptoir, au milieu des cafés, des gâteaux encore tièdes, des saisons qui entrent et sortent, des conversations simples et rieuses, des objets du quotidien choisis pour leur beauté douce. Une vie partagée entre le travail visible et celui qui ne se raconte pas toujours, mais qui nourrit profondément. Puis il y a eu la bascule, le retour à temps plein pour mes clientes, un vrai tournant, un changement de rythme, d’adresse, et sans doute quelque chose d’intérieur aussi. Et au cœur de tout ça, une vie de famille à tenir, à aimer, à vivre.
Ce bilan, c’est ma façon de dire : voilà où j’en suis, voilà ce que j’apprends, voilà comment j’ai envie de continuer.
On commence par célébrer (oui, obligatoire)
Qu’est-ce que j’ai accompli dont je suis fière ? Quels moments m’ont donné le sourire jusqu’aux oreilles ? Où je me suis sentie à ma place, alignée, vivante ? Quelles collaborations ont vraiment compté ?
Quand j’ouvre mon tableau comptable, il ne m’affiche pas “un bénéfice”, il m’affiche une année. Une année habitée. Derrière ces lignes, il y a des prénoms, des voix, des rencontres. Il y a Charlotte, Anne-Laure, Mariem, Lamia, Dométhilde. Il y a aussi des échanges plus courts mais pas moins précieux, qui accompagnent un moment, éclairent un passage puis reprennent leur route avec Manon, Ginnie-Line, Lorine, Agnès, Fiona, Sophie, Lise, Chloé, Julie, Péa.
Il y a Marine, Jessica, Émilie, des projets éditoriaux denses, exigeants, qui demandent de la précision, de la réflexion, du temps. Et oui, il y a même eu des collaborations très techniques, parfois industrielles, parfois loin de mon univers, mais qui ont joué leur rôle.
Quand je regarde tout ça, je réalise que ce n’est pas une “petite” année. C’est une année pleine, pleine de mouvements, d’efforts réels, de travail concret, de rencontres sincères. Je vois des périodes intenses, des moments où tout s’accélère, puis des creux, des temps plus silencieux, des moments où l’activité ralentit mais où la vie continue, où l’intérieur travaille. Une année vivante, tout simplement.
On observe avec honnêteté (sans se juger)
Qu’est-ce qui m’a épuisée ? Qu’est-ce qui a demandé trop d’énergie ? Qu’est-ce que je traîne depuis trop longtemps ? Où je sens qu’il y a un blocage ?
Il y a eu de la fatigue aussi. Pas spectaculaire, pas dramatique, mais une fatigue persistante. Il y a eu ce temps à Tandem, et celui auprès de mes clientes. Deux rythmes, deux mondes, une seule vie à orchestrer. Il y a eu des projets lourds à porter, des collaborations où le cadre n’était pas assez clair, des attentes pas toujours dites, des trajectoires qui bougeaient en route. Et puis il y a eu ces périodes où j’ai donné beaucoup à mes clientes — avec cœur, avec présence, avec attention — mais où j’ai laissé passer mes propres besoins. Il y avait des envies pour moi, pour mon activité, pour la manière dont je voulais faire évoluer mon travail. Des idées notées dans des carnets, des pistes ouvertes, des intentions souvent très claires… mais que je n’ai pas toujours eu l’espace d’amener jusqu’au bout.
J’avais envie de mieux prendre soin de ma communication, de nourrir ma visibilité, de construire des choses plus solides pour mon entreprise. J’avais envie de créer plus de ressources, d’installer des bases plus confortables, de penser au long terme. Et la réalité, c’est que tout n’a pas abouti. Pas parce que je n’en avais pas envie. Mais parce que, quand la vie s’accélère, j’ai encore tendance à passer après tout le reste.
Ce que je traîne encore un peu, c’est cette habitude de me mettre en dernière dans la liste des priorités. Cette façon de me dire : “d’abord livrer, accompagner, être là pour les autres… et si jamais il reste de l’air, je penserai à moi, à ma structure, à ce que je veux bâtir.” Je le vois maintenant plus clairement. Je le reconnais sans m’en vouloir. Et rien que ça, déjà, ça bouge quelque chose.
On regarde les sourires… les vraies de vraies
Qui sont mes clientes de cœur ? De quoi elles ont besoin ? Qu’est-ce que je leur apporte vraiment ? Qu’est-ce qui revient souvent ?
Mes clientes de cœur sont souvent des femmes qui travaillent avec leurs mains, leur tête et leur cœur. Elles nourrissent, elles créent, elles soignent, elles transmettent. Elles portent des projets qui font du bien, parfois à grande échelle, parfois tout près, discrètement. Elles arrivent souvent avec ce mélange de force et de fragilité : elles savent faire leur métier, mais ne savent pas toujours comment le raconter. Elles doutent parfois, elles ont peur de mal dire, de mal faire, elles ont besoin d’un cadre, d’une main, d’un soutien.
Ce que je leur apporte vraiment est très concret. Pas seulement des grandes idées, pas seulement des jolis mots. Un site web propre, lisible, bien rangé, qui donne envie d’y rester. On réfléchit à la structure, on trouve le chemin le plus simple pour raconter ce qu’elles font, on écrit les textes ensemble — ceux qui sonnent juste, ceux qui leur ressemblent — on choisit les bonnes images, on ajuste, on affine, on s’occupe aussi des coulisses : les balises, le référencement, les petites choses techniques qui comptent mais qu’on ne voit pas. Et à la fin, il ne s’agit pas seulement d’un site qui marche. Il s’agit d’une femme qui se tient un peu plus droite. Qui sait raconter ce qu’elle fait sans rougir. Qui ose dire ses prix. Qui ose dire « c’est mon travail ». Le site est là, propre et rangé, mais surtout : elle sait s’en servir, elle sait quoi dire, elle sait où aller. Et souvent, dans un mail, une phrase arrive : « Je respire mieux. » Et ça, ça me touche toujours.
On structure mes offres
Ce que je continue. Ce que je simplifie. Ce que j’arrête. Ce que j’ai envie de développer.
Je veux continuer ce qui est le plus juste : ces accompagnements où l’on réfléchit vraiment ensemble, où l’on pose de la clarté, où le site web devient un vrai outil qui soutient, structure et rassure. J’ai envie de collaborations où l’on avance côte à côte, dans un rythme partagé, pas en parallèle sans se croiser. J’ai envie de simplifier, de garder des cadres clairs, d’enlever le superflu, et de laisser partir sans culpabilité ce qui m’épuise, ces missions où je deviens seulement “exécutante”, alors que je sais que ma place est ailleurs.
Et puis, j’ai envie de poursuivre le Club Sourire, doucement mais sûrement. De continuer à remercier le soutien, le partage, la fidélité, les mots laissés en chemin, les gestes qui encouragent. J’ai envie de mettre l’accent sur une prospection tendre, vraie — qui passe par la relation, l’échange, le lien, les sourires qu’on s’offre et qu’on se renvoie. Parce que c’est là que je me sens bien. Et c’est là que j’ai envie de continuer à construire.
Et surtout – comment je veux me sentir ?
Ton propre bilan est juste là, prêt pour toi. À découvrir ici
Pour la suite, j’ai envie d’une année où l’on ose comme les enfants : sans réfléchir trop longtemps, sans avoir peur de mal faire, avec cette joie simple qui dit “on essaie, on verra bien”. Une année où l’on avance avec le cœur ouvert, beaucoup de curiosité, un peu de malice, et cette confiance tranquille que, quoi qu’il arrive, on saura trouver comment faire. Une année avec ce courage tendre et joyeux qui nous fait sauter à pieds joints dans 2026.
Si tu as lu jusqu’ici, c’est sûrement que quelque chose résonne pour toi aussi.
Peut-être que tu te reconnais un peu, quelque part entre la fatigue douce, les envies qui poussent, les projets qui frétillent et cette petite étincelle qui dit : « Moi aussi, j’ai envie d’avancer autrement. »
Alors viens jouer toi aussi.
Prends ce temps pour toi, pour regarder ce que tu construis, ce que tu as envie de garder, de transformer… et ce que tu veux oser.

