Prendre soin de ton site web

Un site ne tombe pas en panne d'un coup. Il glisse. Une offre qui n'existe plus, une photo de l'été d'avant, un bouton qui mène nulle part (et que personne ne t'a signalé). Rien de grave, pris un par un. Ensemble, c'est la porte d'entrée qui grince.


Une maison, pas une vitrine

Ton site est une maison où l'on entre sans frapper. Elle n'a pas besoin d'être neuve — elle doit être tenue. Les volets ouverts, le chemin dégagé, le nom sur la boîte aux lettres. On y arrive depuis Google, depuis ton Instagram, depuis le message d'une amie qui a transmis ton lien, et on décide en quelques secondes si on reste.

Squarespace s'occupe des fondations (l'hébergement, le certificat de sécurité, les mises à jour). Le reste t'appartient. Et le reste, c'est justement ce qu'on voit.

 

Avant de regarder, sache ce qu'il doit faire

Un site qui fait tout ne fait rien. Avant d'ouvrir l'éditeur, écris une phrase — une seule — sur ce que ton site doit obtenir cette saison. Une prise de rendez-vous. Une inscription à ton atelier. Une commande. Un mail.

Cette phrase devient ta grille de lecture. Chaque page, chaque bloc, chaque bouton passe devant elle : est-ce que ça y mène, ou est-ce que ça encombre ?

 

Cinq endroits où regarder

 

Ce qu'on voit en premier

Ouvre ta page d'accueil et regarde-la trois secondes, pas plus. Qu'est-ce qui reste ? Ton nom, ce que tu fais, pour qui — ou une grande photo et un « Bienvenue » ? Compte tes polices (deux suffisent), tes couleurs (celles de ta marque, pas celles d'une bannière oubliée), tes photos (les tiennes, récentes, qui montrent ton geste ou ton lieu).

 

Ce qu'on lit

Relis tes pages en cliente. Les dates sont passées, les tarifs ont bougé, l'atelier du printemps est encore annoncé ? Un texte périmé dit une chose simple à qui le lit : ici, personne ne passe. Vérifie aussi que chaque page a un seul titre principal et qu'il dit vraiment de quoi elle parle — Google le lit avant tout le monde.

 

Par où on passe

Clique partout. Le menu, les boutons, les liens du pied de page. Un lien mort, c'est une porte murée. Dans le menu, cinq ou six entrées suffisent ; au-delà, on hésite, et on repart. Pose une question à chaque page : d'ici, on va où ? Sans réponse, il manque un bouton.

 

Le temps que ça prend

Un site lent perd du monde avant d'avoir parlé. Le plus souvent, ce sont les images — une photo de 8 Mo tout droit sortie du téléphone. Squarespace les redimensionne, mais il ne fait pas de miracle : vise 2 500 pixels de large au maximum et moins de 500 Ko par image. Même chose pour les vidéos en arrière-plan, les polices ajoutées une à une, les bouts de code collés il y a deux ans et qu'on n'ose plus toucher. (PageSpeed Insights, l'outil gratuit de Google, te donne une note en une minute.)

 

Dans la main

La plupart de tes visites arrivent sur un téléphone. Ouvre ton site sur le tien, pas sur l'aperçu mobile de l'éditeur. Les textes se lisent sans zoomer ? Les boutons se touchent du pouce ? Les images ne coupent pas un visage en deux ? Squarespace adapte la mise en page, il ne la relit pas à ta place — et en mobile, l'ordre de certains blocs peut surprendre.


Une saison, un tour

Rien de tout ça ne demande un week-end. Une heure par saison suffit. Note-la dans ton agenda, au même endroit que tes rendez-vous, parce que c'en est un. Automne, hiver, printemps, été : quatre passages par an, et ton site ne décroche plus.

Commence par ce qui bloque (un lien mort, une offre fausse), puis ce qui ralentit (les images), puis ce qui brouille (le menu, les textes). Ce qui relève du goût attend son tour.

La fiche de saison

0 sur 5

endroits tenus. Coche ce qui est déjà fait.

Ce qu’on voit en premier
Ce qu’on lit
Par où on passe
Le temps que ça prend
Dans la main

Cinq endroits, dix cases.

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